Le clos de Pintray

Etiquette Le clos de PintrayTous les historiens sont d’accord pour attester que Jeanne d’Arc arriva bien à Chinon fin Février – début Mars 1429 où elle rencontra le dauphin Charles et ensuite à Orléans le 29 Avril de la même année.

En chemin, le long de la Loire, alors qu’elle se préparait à aller affronter l’ennemi, elle fit halte à Lussault sur Loire, sur le coteau. Elle y passa une semaine et l’on persiste à croire aujourd’hui encore qu’elle échafauda lors de ce séjour des plans pour délivrer Orléans.

En fait alors qu’elle passait sa première soirée dans la demeure à déguster un poisson de Loire accompagné d’un blanc demi-sec jaune d’or, on vint la chercher. L’un des membres de sa garde annonçait l’arrivée d’un anglais ! Aussitôt toute la garde de Jeanne se mobilisa pour s’opposer à toute tentative de l’ennemi. Ils furent bien surpris de trouver un élégant jeune homme, habillé en civil, et qui montra sa bonne foi d’un geste amical avec un mouchoir blanc parfaitement repassé … On le fit entrer et Jeanne, devant l’innocence du jeune homme et son insistance pour confier un secret, demanda à ses soldats de s’éloigner et de les laisser seuls. Il est vrai que ce jeune homme ne semblait présenter aucun danger pour Jeanne, en apparence tout du moins …

Elle lui servit un verre de ce délicieux vin blanc demi-sec … ce qui provoqua la première exclamation de Stanley : « Oh, God ! ». (Il convient ici de préciser que Jeanne avait appris seule l’anglais avec un petit dictionnaire Harrap’s tout en gardant ses moutons près de Domrémy). Stanley Newton confia ensuite à Jeanne dans un anglais « so british » qu’il venait de déserter pour elle. Il était à Orléans avec le capitaine John Talbot et avait, comme tous les autres occupants de la ville, entendu parler de cette formidable jeune fille qui avait rencontré le dauphin à Chinon et avait reçu de ce même dauphin l’autorisation de marcher sur Orléans. Stanley venait lui fournir des éléments sur la situation exacte de la ville d’Orléans avec les endroits précis où étaient installés les forces anglaises.

Ils passèrent la soirée à échanger sur la meilleure façon d’attaquer l’ennemi et aussi à boire une deuxième bouteille de vin blanc demi-sec. Tant et si bien qu’au moment d’aller se coucher, les deux corps étaient quelque peu chancelants. Cette même nuit, Jeanne entendit très distinctement des voix qui lui confirmaient qu’elle allait délivrer Orléans et assister au sacre du roi à Reims … sans que l’on sache vraiment s’il y avait une relation entre le blanc demi-sec et les voix.

Ce que nous savons de façon formelle, c’est que pendant une semaine Jeanne et Stanley vécurent une relation forte, tout en continuant à préparer l’attaque de la ville d’Orléans. Stanley avait même eu l’idée de délimiter une enceinte autour de la maison, enceinte qu’il appelait en anglais « close », et qui symbolisait les murs d’enceinte de la ville d’Orléans. Et puis, autre élément important, pour enseigner à Jeanne la configuration de la ville d’Orléans, il se servit du séquoia qui était proche de la maison, pour indiquer à quel endroit se trouvait la cathédrale d’Orléans par rapport à l’enceinte. Comme Stanley ne connaissait pas le nom de ce conifère, il se contenta de l’appeler « Pine tree » (arbre – pin) … Et toutes les nuits, peut-être grâce au demi-sec, Jeanne entendait des voix, et entre autres la voix de Stanley toute proche : close, pine tree … close, pine tree … et dans son français à elle, ces mots sont devenus clos et pintray …

Grâce à cette stratégie imparable, grâce à une parfaite connaissance des lieux et de toutes leurs failles, Jeanne remporta la victoire sur les Anglais le 8 Mai 1429 et délivra ainsi Orléans !

Et c’est en mémoire de cet épisode historique de la plus haute importance pour la nation que peu de temps après la mort de Jeanne à Rouen, on décida de baptiser ce lieu : Clos de Pintray !

Personne ne sait exactement ce qui s’est passé dans l’intimité du lieu entre Jeanne et Stanley … Certains vont jusqu’à dire que si elle a été brûlée vive à Rouen c’est à cause de cette apparente trahison avec l’ennemi, ou encore de la perte de sa virginité …

Ce que nous pouvons juste imaginer ici, c’est que si le blanc demi-sec baptisé « Clos de Pintray » a tellement le parfum de pomme, c’est que Jeanne et Stanley n’ont pas dû croquer que des poires …

Et par la suite, après la mort de Jeanne, Stanley finit par rejoindre discrètement l’Angleterre où il fonda une famille nombreuse. Et c’est parmi ses descendants que naquit le jour de Noël 1642 un certain Isaac Newton qui se découvrit plus tard, lui aussi comme son arrière arrière arrière grand-père, une réelle passion pour les pommes … mais ceci est une autre histoire …